Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 00:00


" LES ROUTES DES KSOURS "


TIMIMOUN LE 04/11/2003



Avant de publier cet article , j’ai beaucoup hésité entre le réécrire en fonction de son exécution sur le terrain , notamment dans la wilaya d’Adrar , qui représente l’aire principale sinon l’essentielle du projet lui-même et cela induirait une éventuelle critique sur son exécution . Je n’ai pas opté pour cette voie car ma culture de commis de l’Etat me l’interdit formellement , même si cette critique serait objective , il y aurait toujours quelque subjectivité que je ne voudrais pas qu’elle soit perçue par le lecteur . Ce sera l’objet de l’évaluation finale par un expert comme c’est le cas pour ce genre de projet .

Je dois reconnaître que ce fameux projet est une idée de Madame Nesma Brahimi Ben Salem ( que dieu la garde , et je lui souhaite un prompt rétablissement suite aux graves blessures qu’elle a eu suite à l’attentat qui a visé le siège du PNUD ) . Mademoiselle Bedjaoui de l’UNESCO a aussi contribué dans l’idée de ce projet .

Au moment du lancement de l’idée , j’étais Directeur National du projet du Développement Communautaire Dans le Sud , un projet à processus entre le Gouvernement Algérien et le PNUD .

Dans la gestion de ce dernier projet , j’avais réalisé une économie de 40.000 USD , qui ont permis le lancement des activités pour la réalisation du document du projet « routes des ksours » .

De par ma position et ma connaissance du terrain , en plus du fait que j’ai réalisé un cas d’école de réhabilitation de ksar (celui d’Aghlad , dans la commune d’Ouled Said , daira de Timimoun , avec le regretté Kaci Mahrour ( architecte et enseignant à l’EPAU et expert en réhabilitation) . J’ai donc était sollicité pour apporter ma contribution dans l’édifice de ce grand projet .

J’ai été contacté , de par ma fonction de directeur de projet par la directrice adjoint du PNUD chargée des pays Arabes et qui avait rendu visite à mon projet , pour lui faire un draft sur les relations qui pourraient exister entre le projet « routes des ksours » et un autre projet PNUD pays du Maghreb « Gold Développement » .

C’est ce draft que je publie aujourd’hui sans rien y ajouter , il date de décembre 2003 . Le chapitre relatif à l’interconnexion entre le projet « route des ksours » et « Gold développement ont été retiré , puisque ce dernier projet n’est plus d’actualité .




PROJET « LES ROUTES DES KSOURS ».


Je commence ma contribution à partir DES OBJECTIFS DU PROJETS« LES ROUTES DES KSOURS », car à partir de l’expérience du projet DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE DANS LE SUD et le futur projet DEVELOPPEMENT HUMAIN à CHAROUINE , Le PNUD a donné une grande importance au volet patrimoine culturel comme support fondamental pour le développement humain durable.

Pour une meilleure lecture de la contribution il faut noter que les PROJETS DU PNUD ont déjà anticipé sur la question ( ce qui a pour but de faciliter la totale complémentarité) et renforcer le rôle du PNUD comme catalyseur , je propose de reprendre la même structure du document de projet de l’UNESCO , donc les mêmes titres et sous titres.

A/ LES OBJECTIFS GLOBAUX

En effet dans le PROJET DE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE , une enveloppe de 40.000 USD a été allouée sur fond propre du PNUD pour la restauration du ksar d’AGHLAD , dans la commune d’OULED SAID . Cette restauration a pour but :

• Donner à l’ONG du ksar un local ou elle peut y mener ses activités , qui vont de l’apprentissage de la couture et le tissage pour les jeunes filles , l’informatique , l’artisanat et la lutte contre l’analphabétisme .( première phase )

• Réaliser un espace ou les jeunes peuvent recevoir des invités étrangers et nationaux et développer le sens des activités touristiques , afin de rentabiliser ces structures et apprendre aux jeunes , que cette activité est génératrice de revenus .( deuxième et troisième phase)

• Faire de cet exemple un cas d’école , qui pourrait inciter des bailleurs de fonds et les associer à cet exercice . ( célébration de la journée des NATIONS UNIES le 24/10/2002 à TIMIMOUN et OULED SAID ).

A partir de ces quelques données , il apparaît que le PNUD est en phase avec le future projet « LES ROUTES DES KSOURS » non seulement parce qu’il a restauré un ksar , mais surtout parce qu’il met en place des processus , qui aident la communauté à se prendre en charge par la définition des opérations à réaliser , les priorités , le partenariat dans l’exécution et l’appropriation définitive dont les règles sont fixées dés le départ par une relation contractuelle , notariée avec la ou les ONG en question.

Dans cette logique le PNUD , dont la devise est « pour un développement humain durable » a insisté sur le vecteur humain . Ainsi l’Homme devient un partenaire à part entière dans la réalisation des projets communautaires , mais aussi comme un élément important dans la sauvegarde du patrimoine culturel . En effet LE KSAR en tant que patrimoine matériel est UN RECPTACLE dans lequel LE GENIE de l’homme a développé des PATRIMOINES différents ( FOGGRAS/ CHANTS / POESIE/ DANSES/ ARTISANATS ……etc).

B/ LES OBJECTIFS SPECIFIQUES

La notion de développement englobe toutes les facettes de l’activité humaine . La culture est l’activité humaine spécifique par essence . L’expérience du PNUD dans cette partie du SAHARA est fondamentale .

• En plus du développement des capacités d’irrigation , de l’agriculture , de l’éducation , des loisirs et de création d’emploi par le micro crédit , le projet PNUD ( développement communautaire dans le sud ) a mis les bases d’un future développement des activités touristiques ( physiquement par l’engagement des travaux de réhabilitation , médiatiquement par la célébration de la journée des NATION UNIES à TIMIMOUN ) . Tous le monde s’accorde à dire que c’est cette dernière célébration et la série d’articles qu’elle a suscité dans la presse et les rapports des chancelleries ( 37 ambassadeurs étaient présents) qui ont entraîné le rush durant cette saison dans cette ville
.
• Dans le future PROJET DE DEVELOPPEMENT HUMAIN, durant les discussions avec les membres des différentes communautés , il est apparu un certain engouement pour l’activité touristique . Ils ont demandé l’ouverture d’une piste touristique qui sera reliée à celle du circuit déjà existant de TIMIMOUN . Cette nouvelle piste touristique reliera en fait , l’ancienne piste de TIMIMOUN à celle nouvelle entre TEBBOU ( dans la commune de CHAROUINE ) et TAHKIALT ( dans la commune de TALMINE ) qui est en plein ERG OCCIDENTAL . Cette piste quand elle sera réalisée , constituera à elle seule, un mini produit fini « DES PISTES DES KSOURS » avec toute sa composante matérielle et immatérielle . En effet , de TIMIMOUN , en passant par la commune d’OULED SAID , et par la commune d’OULED AISSA et en arrivant à la commune de TALMINE pas moins 40 ksours seront traversés ( le choix est laissé au touriste soit à pied , soit en Méharaie soit en véhicule 4 x 4 ) avec toute la charge culturelle ( architectures , musiques , danses , techniques d’irrigations …etc ) avec en prime un calendrier des ZIARATES ( grandes fêtes locales de reconnaissance et dédiées au hommes saints patrons des ksours )

• La notion de tourisme culturel est à définir non pas en tant que produit mais plutôt en tant qu’acteur . En effet si les tours opérators classiques et professionnels s’en chargent , il n’y aurait que des miettes à ramasser pour les populations autochtones . IL faudrait un long travail à faire avec les populations elles même pour leur faire toucher du doigt l’importance de ce créneau , s’organiser par exemple en association de gestion et de promotion ,créer des coopératives et entrer en contact avec d’autres associations ( travail en réseau) créer de nouveaux canaux d’échanges , qui généreront des dividendes directement au profit des populations .

• La région des projets du PNUD : LE GOURARA , en plus de ses ksours et des autres richesses qu’elle a avec d’autres zones du SAHARA comme les foggaras , les paysages , les chants et les danses possède une spécificité culturelle que l’on ne trouve nulle part ailleurs :



LE AHELLIL , cette complainte du déraciné et de l’exilé , UNE POPYPHONIE qui semble être l’ancêtre du négro spiritual blues , chargées d’onomatopées et syllabes qui rappellent les différentes étapes de l’évolution linguistiques de ce chant et ses substrats culturels .
C’est le patrimoine immatériel du SAHARA ( national ) par excellence qui pourrait être proposé comme dossier de candidature , pour sa sauvegarde.

C/ LES ACTIONS .

Le choix de restauration du ksar d’AGHLAD s’est fait selon des règles bien précises . Le PNUD a fait appel à un spécialiste dans la restauration du patrimoine , qui a eu à choisir entre plusieurs sites .

• Durant cette phase une initiation à la préservation du patrimoine a été entreprise avec le concours d’une ONG « TOUIZA » , durant ces chantiers des jeunes venus du nord du pays , associés à des jeunes locaux ont eu , durant quinze jours à nettoyer , épierré et désensabler trois ksours de la région ( AGHLAD/ CHIEKH BRAHIM / HAJ GUELMANE ) . IL ne faut pas oublier que les relevés topographiques , croquis et autres dessins ont été réalisé avec la collaborations des élèves de l’ EPAU ; tout cela prouve l’importance que donne le PNUD à cette opération de formation et sensibilisation des différents acteurs pour la sauvegarde du patrimoine matériel local .

• Le PROJET DE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE a innové pour ne pas dire a inventé la notion de COORDINATION DES KSOURS , qui est une association regroupant toutes les associations légalement agrées et qui a pour mission de suivre l’exécution du projet , la garante de sa continuité , son appropriation et la gestion directe des acquis ( cheptel , micro crédit , matériel didactique, machines à coudre , métiers à tisser …etc) . La coordination des ksours , en tant que gestionnaire des « fonds alloués par le PNUD pour l’octroi de micro crédit » pourrait inciter les jeunes à se lancer dans des micro activités touristiques , elle veillera ainsi à ce que les retombées de cette activité ( qu’elle devra organiser) profiteront aux populations .

• Les différents documents relatifs à la région et auxquels la cellule de projet prend part ( brochure du projet de développement communautaire / projet de développement de la région de TIMIMOUN ) pourraient servir de fonds documentaire pour les différentes opérations prévues dans cette rubrique par le projet « LES ROUTES DES KSOURS »




LES ROUTES DES KSOURS

LES SEJOURS A THEMES



Il est clair que la richesse du patrimoine du SAHARA ALGERIEN suffit pour proposer un grand nombre de séjours à thèmes , je propose ici certains de ces séjours culturels qui peuvent être divisés entre des séjours NATIONAUX et autres TRANSNATIONAUX . Le projet « routes des ksours » concerne 10 pays qui ont le Sahara en commun ( Algérie , Tunisie , Libye , Egypte, Soudan , Tchad , Niger , Mali , Mauritanie et Maroc) et notre pays a été choisi comme pays pilote . La proposition de projets culturels transnationaux est un moyen de pouvoir continuer ce projet dans d’autres pays à partir de l’Algérie qui reste un pays pivot géographiquement , culturellement et historiquement .

La plupart de ces séjours s’articulent autour du thème central qui reste le KSAR . L’originalité est de proposer des circuits sur « LES ROUTES DES KSOURS » avec des thèmes culturels divers qui peuvent porter des thèmes culturels secondaires. 
 

LES ACTIONS IMMEDIATES

Pour le lancement de ce projet un travail de proximité et de terrain doit être entamé dès maintenant . Il aura pour but de mettre en place un certain nombre de mécanismes ( organisation et structuration légale des ONG locales ), nécessaires pour la suite des opérations du projet . Cette démarche est le résultat de l'expérience accumulée par la cellule du projet de développement communautaire dans le sud ( expérience de restauration dans le ksar d’AGHLAD.

1/ LE CHOIX DEFINITIF DES SITES ET DES HABITATIONS A REHABILITER.

Un long travail de proximité doit être effectué pour concrétiser cette opération , il faudrait rentrer dan le vif du sujet , c'est à dire choisir les habitations qu'il faut , les propriétaires adéquats , en fonction de sites , tout cela avec les autorités locales et surtout le mouvement associatif . Ce dernier devra être organisé, structuré pour pouvoir garantir le succès du projet.

Cette organisation du mouvement associatif ( à l'instar de ce qui a été fait à OULED SAID avec le projet du PNUD, création d’une coordination des associations , tel que stipulé par la loi ) prendra beaucoup de temps pour expliquer l'importance du travail en réseau au sein d'une même commune ou wilaya , car c'est une idée nouvelle et il faudrait démonter tout l'intérêt d'un tel processus ( c'est à dire l'intérêt qu' aurait chaque association de travailler avec les autres) .

Il ne faudrait pas aussi négliger le côté juridique et contractuel . En effet il est conseillé de procéder par contrat notarié , pour définir les relations future entre le projet et les propriétaires des habitations dans toutes les phases de l'exécution et de l'exploitation .

Il est aussi conseillé de travailler avec les ONG et favoriser cette option pour plusieurs raisons dont :

• Les propriétaires ( qui sont parfois membres de ces ONG ) sont plus en confiance quand ils sont impliqués directement et maîtrisent tous les tenants et aboutissants de l’opération , l’engagement serait moindre si cette opération se fera exclusivement avec les pouvoirs locaux .

• Certains bailleurs de fonds émettent des réserves et ne veulent pas que leurs fonds soient gérés par les pouvoirs publics et préféreraient que ce soit des ONG qui le fassent.


2/ CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DES NATIONS UNIES 2004 .

Il est possible de célébrer cette journée dans LE SAHARA pour sceller le partenariat inter agence ( PNUD/UNESCO)et d’autres bailleurs de fonds dans ce projet.

Pour cela je vous fais la proposition suivante :

• 21 OCTOBRE 2004 célébration du centenaire de la mort d'ISABELLE EBERHARDT ( à AIN SEFRA) , cette ville constitue le point de départ des chapelets des ksour du NORD vers le SUD .
• C'est aussi la ville ou se ont rencontrés ISABELLE et LYAUTE.
Faire la jonction entre :

1/ le matériel ( le ksar) et l'immatériel ( l’héritage des personnages )

2/ deux circuits culturels ISABELLE ( circuit national d'aventure , mysticisme et littérature) et LYAUTE ( circuit transnational d'architecture dans le style néo soudanais ), ce dernier se fera le long des kour , car on peut dire que LYAUTE a suivi lui aussi "UNE ROUTE DES KSOUR".

3/ arriver dans la région du GOURARA . Le PNUD y a réalisé un projet de développement communautaire ( OULED SAID) et compte lancer une projet d'envergure sur LE DEVELOPPEMENT HUMAIN à ( CHAROUINE) .

4/ le long du circuit touristique , des conventions seront signées à TAGHIT ( le 22/10/2004) à BENI ABBES ( le 23/10/2004 ) et enfin à CHAROUINE ( le 24/10/2004).Si le projet est assez avancé à cette période cela pourrait être des conventions entre les ONG gestionnaires des maisons et des tours opérators .Ce qui est sûr que ce voyage sera un voyage initiatique dans cette route des ksours et pourrait constituer le premier educ tour dans le genre.

5/ Les invités de marque ( Chefs d’Agences , Ministres et Ambassadeurs et autres bailleurs de fonds) rallieront Timimoun par avion spécial le 24/10/2004.



POURQUOI DES CIRCUITS CULTURELS ?

Bien que le côté matériel soit important dans ce projet , car il est indispensable pour recevoir des visiteurs dans des cadres authentiques , faisant partie du patrimoine gérés par leurs propriétaires qui en tirent un profit substantiel dans un dispositif associatif qui garanti la pérennité de l’action et veille à ce qu’il soit profitable à tous dans la durée. Il ne faut pas perdre de vue le côté immatériel qui est presque aussi important car c’est lui qui rend vie à ces sites et fait d’eux une attraction culturelle et touristique de grande valeur , ce qui a pour résultat d’augmenter l’intérêt de la visite et lui donner une portée humaine

Le circuit culturel , avec un thème porteur peut être aussi une occasion pour organiser des mini rencontre de bailleurs de fonds et entraîner de nouveaux bailleurs de fonds , ceux ci peuvent s’intéresser au personnage et apporter une contribution conséquente soit en nature ou en fonds.

Des rencontres ou séminaires , autour de ces personnages sont autant d’occasion pour faire connaître le projet et lui donner une dynamique permanente dans la collecte de fonds sans parler que chacune de ces rencontre est une occasion d’une mini évaluation du projet et un signe qui servirait à déterminer le future objectif dans la réalisation du projet.

La rencontre ou le séminaire sur un personnage est aussi une occasion de lancer le circuit culturel en question , le vivre sur terrain et lui faire une promotion parmi sa famille naturelle ( celle du personnage choisi) .

EXEMPLES PRATIQUES


L’ARCHITECTURE DANS LE SAHARA .


Il serait judicieux d'organiser un séminaire international autour du thème de l'architecture néo soudanaise ou sur la construction des nouvelles villes dans le SAHARA .
Ce séminaire serait organisé avec le concours de l'EPAU , l'ordre des architecte , le collectivités locales et autres partenaires nationaux , il pourrait aussi recevoir le concours extérieur du Service Culturel Français , des écoles d'architecture en France , tout cela peut être sous le haut patronage du Ministre de l'Urbanisme.

Ce séminaire serait organisé dans une ville ayant de grande capacités d'hébergement , pour pouvoir recevoir le maximum d'invités , la participation sera payante et sera l'occasion de réunir quelques fonds . Durant ces rencontres bon nombre d'écoles d'architectures seraient intéressées par des conventions pour organiser et prendre en charge l'organisation de chantier écoles ( sur leurs bourses d'études ) auxquels prendraient part des étudiants et des jeunes du mouvement associatif.

Ce thème porteur pourrait être exploité durant au moins 04 années . En effet chaque année , une ville différente dans une wilaya différente pourrait abriter ce séminaire ( BECHAR ( Taghit) / ADRAR ( Timimoun) / TAMANRASSET ( Tamanrasset) et GHARADAIA .

ON pourrait coupler avec ce thème un personnage ( étranger par sa race , sa langue , sa culture et sa religion ) qui a marqué le SAHARA ALGERIEN , il s'agit du PERE CHARLES DE FOUCAULT , fondateur de l'ordre de petit frères de jésus , les ermitages qu'il a laissé derrière lui sont autant d'endroit qui offrent la quiétude et l'hospitalité désintéressée pour toutes personnes de passage .Un circuit PERE CHARLES DE FOUCAULT offrira un plus aux touristes mais aussi une nouvelle approche dan la restauration des maisons . EN effet si dans la partie SAOURA et GOURARA l’homme a marchés à travers des ksours , dans sa route vers TAMANRASSET le PERE CHARLES DE FOUCAULT a rencontré d'autre formes d'habitats notamment dans L'IMMOUDIR , GARAT ELJNOUN et le HOGGAR . en effet ce ne sont plus des ksours autour de palmeraies mais des hameaux touaregs en bordure d'oueds . Là aussi un grand challenge de développement communautaire et à relever , des habitations à restaurer et une jonction avec d'autre projet du PNUD à faire ( HOGGAR / TASSILI).

CONRAD KILLIAN

C'est le géologue qui a découvert par hasard le pétrole en ALGERIE , il a parcouru le désert de Ouargla , Djanet ( ALGERIE) à Ghat ( libye) jusqu'au Ténéré ( NIGER). Il était parti d’une théorie selon laquelle ,il devrait y avoir des rivières souterraines qui alimenteraient de grands plans d’eau comme le lac Tchad . Je suis persuadé que l'organisation d'un séminaire international sur ce grand personnage avec l'aide de grandes sociétés pétrolière travaillant en Algérie qu'elles soient nationales ou étrangères pourrait drainer des fonds considérables pour le projet . Des instituts de géologie en Europe seraient intéressés pour envoyer leurs étudiants faire des recherches ou de séjours d'études et c'est le début d'un circuit culturel et scientifique ( les plus chers sur le marché du tourisme ) , ce circuit pourrait être vendu aux compagnies pétrolières étrangères pour leurs personnels expatriés ou aux universités qui le payeraient sur leur budget études ( clientèles et financements garantis)
Le circuit KONRAD KILLIAN est une ouverture vers d'autres pays associés dans le projet , à GHAT il fera la jonction avec la route du sel ( EGYPTE/ LIBYE/ ALGERIE et TUNISIE).



ABDELKRIM AL MAGHILI et SIDI AHMED TIJANI

Deux grands mystiques qui ont fortement marqué la région ( ALGERIE et SAHARA) . AL MAGHILI a voyagé du nord au sud ( TELEMCEN / ADRAR/ GAO/ TEMBOUCTOU/ NIAMEY jusqu' à KANO ) AL TIJANI a voyagé du centre à l'est puis à l'ouest ( ALGERIE/ TUNISIE /MAROC ( le Bey de Tunis contemporain à Sidi Ahmed Tijani a été le premier initié et converti à la confrérie ,il lui a donné des biens Habous dont des maisons mais surtout des jardins dans les oasis du Jerid jusqu’au Golfe de Gabès , la Ziara est encore versée à la zaouia de Témacine ) /.Les deux personnages ont marqué le SAHEL et l'AFRIQUE SUB SAHARIENNE , ils ont des adeptes partout .

Dans la conjoncture actuelle , il y a un grand intérêt pour les zaouiates de la part des pouvoirs publics , cet intérêt pour le mysticisme est un signe d'ouverture , de tolérance , de dialogue entre les civilisations et d'universalisme . En effet dan cette logique l’Algérie a déjà organisé un séminaire international sur un autre grand Algérien : Saint Augustin .

La wilaya d'ADRAR peut recevoir un séminaire international sur AL MAGHILI , qui aurait le même but que le autres séminaires proposé à savoir collecte de fond ou prise en charge de certaines opérations du projet. Ce même séminaire serait organisé ultérieurement à Tombouctou et plus tard à Kano . C’est un moyen de renforcer le rite malékite , tolérant et ouvert face aux menaces du Salafisme qui s’est frayé un chemin , profitant de la pauvreté des Hommes .

La wilaya de OUARGLA ( TOUGGOURT )pourrait recevoir un séminaire sur AL TIJANIN surtout qu'en ce moment un grand projet de restauration de la grande mosquée de TEMACINE
( TOUGGOURT / OURAGLA ) et en cours avec un financement international et un thème transversal : LA CALLIGRAPHIE .

Le même personnage peut faire l'objet d'un autre séminaire une autre année à AIN MADHI ( LAGHOUAT) auquel des dignitaires de l'AFRIQUE SAHARIENNE seraient conviés ( notamment les richissimes mourides et ouvrir un autre thème transversal d'architecture et de restauration avec un thème culturel : la restauration du palais d'EL KOURDANE construit en l'honneur d'AURELIE PICARD par un descendant de SIDI AHMED AL TIJANI LE GRAND .

Vous remarquerez que chaque thème peut faire l'objet d'un ou plusieurs séminaires qui sont autant de réunions de bailleurs de fonds soit pour financer l'opération thème , soit pour prendre en charge une partie de l'opération thème , soit apporter des fonds au projet en tant que tel mais c'est aussi l'occasion de faire un educ tour et vendre un produit touristique au profit de populations locale ciblées par le projet .

De idées peuvent être trouvées pour tous les autre thèmes de circuits culturels proposés .

Le cas de la TUNISIE , dans ce pays il y a quelque ksours célèbres , mais les thèmes culturels porteurs manquent surtout en ce qui concerne les personnages . Je propose de prolonger la route du sel telle que décrite par HERODOTE , à partir de JERBA , vers les oasis de GABES / DOUZ / KEBILLI/ TOZEUR / TAMEGHZA et MIDAS , ainsi on pourrait traverser des sites différents avec des us et des coutumes différentes et des habitations différentes ( troglodytes et ksours , palmeraies et oueds ) .
POURQUOI ?

La Tunisie est un pays qui est en train de faire de gros investissements dans le tourisme SAHARIEN et les professionnels de ce secteur sont confrontés à un problème géographique . En effet LE SAHARA TUNIIEN est exiguë par rapport au nombre de touristes qui viennent et la durée des séjours , ils ont toujours cherché des ouvertures vers d'autre destinations à partir du sud Tunisien .L'ouverture l'année dernière d'un bureau de l'Office National de Tourisme Tunisien à Alger rentre dans cette logique en plus de celle de trouver une clientèle pour le tourisme balnéaire des plages qui reste trop dépendant des humeurs et des conjonctures politiques.

Je suis persuadé que le représentant de l'ONTT sera très attentif aux exposés de ce projet et qu'il fera son possible pour l'introduction de ce projet dans le secteur du tourisme et trouvera des sources de financements . Car telle que je l'ai proposé , c'est une occasion pour les professionnels du tourisme saharien de s'inscrire dans un réseau comme celui qu'offre ce projet .


LE CAS DE LA LIBYE

Ce pays est en pleine mutation politique et économique , il cherche à prouver qu'il a changé et qu'il et devenu « politiquement fréquentable » . Il veut donner des garanties de ses nouveaux choix socio économiques et surtout des gages de « bonne conduites et d'insertion dans les nouvelles règles de jeux mondiale », selon la vision occidentale que je ne partage pas . Il a des atouts touristiques certains que ce soit les plages , les ruines romaines mais surtout un désert vierge que le rallye PARIS/DAKAR a fait connaître au grand public .IL a une grande volonté de vouloir développer le tourisme saharien .

Ne serait ce que pour cela l'approche avec ce pays serait facile , surtout si on lui donne l'occasion et le présenter comme bailleur de fonds principal venant en aide à des pays africains frères ( la LIBYE est le siège du regroupement CIN SAD , des pays sahariens et elle est l'initiatrice de l'UNION AFRICAINE , sans parler des choix politiques plusieurs fois formulés et rappelés que la LIBYE se retourne désormais vers l'AFRIQUE .






Par al mourabat - Publié dans : touat
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 00:00

( suite )

LA SAOURA : UN AUTRE CŒUR DU POLE TOURISTIQUE DU SUD OUEST

Après avoir fait des propositions relatives au Gourara , nous continuons notre apport en faisant des propositions pour la Saoura .
La Saoura est ce grand espace naturel qui couvre pratiquement toute la wilaya de Béchar et une bonne partie du Nord de la wilaya d’Adrar. Ce nom vient de ce fabuleux oued « LA SAOURA » , un oued Saharien qui charrie en plus des alluvions , des histoires voir des mythes grandioses liés à l’histoire de la nature et des hommes .


L’histoire récente de cette région est fortement marquée par sa richesse culturelle , mystique et patrimoniale .Cette richesse n’a pas pu se développer et se hisser au niveau des hommes et femmes de culture et d’histoires qui vivent dans cet espace .


La position d’excentration géographique y est pour beaucoup .en effet après la fin de l’exploitation des mines de Kenadsa , cette région a perdu de son importance économique , qui se résume en ce moment à une « voie de passage entre l’Oranie et l’extrême sud ouest » . Cette situation risque de s’aggraver avec l’ouverture de la nouvelle route entre Tinnerkouk ( dans le nord de la wilaya d’Adrar ) et El Bayyedh , d’où l’urgence d’anticiper par des propositions pratiques pour maintenir un « niveau d’activité socio-économique » viable qui permettrait la fixation des populations oasiennes , l’émancipation des populations des villes et rendre à cette belle région sa magnificence d’antan .


La Saoura recèle d’énormes potentialités naturelles et humaines incomparables , elles sont latentes et ne demandent qu’à être mises en valeur . De l’époque ou elle était le chef lieu d’une grande circonscription administrative , la Saoura a gardé en son sein des capacités humaines avérées en matière de gestion et d’organisation . Ce sont des hommes de cette région qui ont participé « au décollage des nouvelles entités administratives des nouvelles wilayates sorties de son sein » et qui continuent de servir . Ce n’est pas un hasard aussi si le mouvement associatif « de qualité » y est implanté et « participe en tant que partenaire au développement de la wilaya » .


LES POTENTIALITES NATURELLES DE LA VALLEE DE LA SAOURA .



Le chapelet de ksours qui domine les oasis , qui s’étale sur plus de 600 kilomètres du Nord au sud ( car pour nous la partie sud de la wilaya de Nâama fait partie géographiquement de la Saoura) représente « une carte postale , aux dimensions d’un pays , avec des diversités particulières et enchanteresses » .


Les oasis se succèdent et ne se ressemblent pas , la spécificité de chaque site donne sa particularité à chaque oasis .


Taghit la magnifique au creux de l’oued , parcourir sa vallée à l’ombre de ces palmeraies en écoutant la douce musique du ruissellement de l’eau . Les ksours abandonnés qui la surplombent sont autant de vestiges relatent la vie de géniales populations qui ont habités ces contrées .


Beni Abbes avec sa palmeraie et le lit de l’oued en forme de scorpion offrent une vue unique . Sa piscine servie par une source d’eau naturelle rappelle la complémentarité naturelle et ancestrale des forces bienfaitrices de la nature .


La proximité du Grand Erg Occidental donne à cette région un cachet particulier , car il constitue la barrière Est de la vallée , il protège toutes les palmeraies situées à ses pieds et offre un panorama exceptionnel par la multiplicité des couleurs de son sable que l’on peut admirer depuis la route parfois . Les méharées ont un goût particulier sur cette partie de l’Erg , par le professionnalisme des chameliers , leurs sens de l’hospitalité , leur amour pour les bivouacs animés par des mélomanes innés .


Le Reg est aussi une autre richesse de la vallée de la Saoura , ses étendues infinies , sous le ciel presque toujours bleu , donnent une dimension particulière aux hauteurs qui le surplombent .


L’Ougerta , ce plateau et ces montagnes vierges , à quelques encablures du Grand Erg , offre des possibilités d’évasion pour des touristes amateurs d’aventures soit en véhicule , vélo ou moto tout terrain . Les amateurs de chars à voile et de quad trouveront certainement des sensations extrêmes dans les circuits et les bivouacs .



LE PATRIMOINE MATERIEL ET IMMATERIEL DE LA SAOURA


Des ksours berbères de Moughel Lahmar adossés à l’Atlas , en passant par ceux de Taghit et Béni Abbes incrustés à la lisière du Grand Erg Occidental en arrivant à Louata , Kerzaz et Ouled Khdir , le touriste aura l’embarras du choix .


Les jeunes de la Saoura ont eu le mérite d’être les premiers à avoir entrepris la restauration de « leur patrimoine architectural ksouriens » .En effet c’est dans le ksar de Taghit que cette opération a commencé .

 

Aujourd’hui l’opération de restauration a touché d’autres ksours comme le magnifique ksar de Moughel et sa spécificité architecturale ( compartimentation par appartenance clanique , avec entrée unique pour chaque clan ) et son horloge solaire . Le ksar de Taghit et ses quelques maisons restaurées qui peuvent accueillir des touristes de passage , dans un cadre naturel et original . Le ksar de Béni Abbes et surtout la maison du Cadhi , qui est « un cours architectural particulier» pour les puristes .


Une attention particulière devrait être accordée au ksar de Kénadsa pour ce qu’il véhicule comme histoire du soufisme dans la région . La particularité de « ses douirates » , son architecture , ses couleurs et dessins sont un pur plaisir pour les fins connaisseurs . Le ksar de Kerzaz ne devrait pas rester en dehors de cette opération et mérite lui aussi la même attention .


Les gravures rupestres à Taghit mais aussi dans d’autres zones de la Saoura , qui gagneraient à être ouvertes aux touristes ( tout en insistant sur leur protection des prédateurs ) .


Le site de Marhouma dans la commune de Béni Abbes constitue à lui seul « un espace de découverte de richesse naturelle et historique particulière » . Un paysage diversifié , vierge et accueillant .


« La grande muraille de chine » comme se plaisent à l’appeler mes amis de l’association culturelle de Béni Abbes , elle longe la route nationale , elle apparait et disparait dans les profondeurs de la terre , comme si elle joue avec les touristes et veut garder son secret encore pour quelques chercheurs .


Avant la bifurcation vers Igli , à gauche de la route nationale , le touriste n’à qu’à descendre de son véhicule pour admirer les « fossiles aquifères » en surface sur la roche grise . Un musée à ciel ouvert pour le plaisir des yeux .


La Saoura est aussi une région connue pour sa musique . L’inégalable Alla maitre du luth et apôtre du Foundou ne sont pas les seuls porte drapeau musicaux de la région . El Ferda cet autre groupe authentique mérite d’occuper une place plus glorieuse dans le paysage musical de notre pays .Enfin la musique Gnaoui et le diwan ( en vogue en ce moment) sont des musiques spécifiques de la région qui mériteraient une attention particulière et pourquoi pas « une opération spécifique pour les enregistrer comme patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO » à l’instar du Ahellil du Gourara et de l’Imzad du Hoggar .


L’organisation de deux festivals spécifiques de musique , un pour le Gnaoui qui accompagnerait le « moussem de Taghit » et un autre pour le Diwan à l’occasion du « mawlid annabaoui al charif à Béni Abbes » ou bien au début et à la fin de la saison touristique Saharienne, seront des adjuvants non seulement pour la promotion du tourisme , par l’activité culturelle qu’ils boostent , mais aussi pour faire connaitre au grand public ( nationale , régional et international) ces genres musicaux de grandes valeur artistique et spécifique de la région .


Il est utile de rappeler que la région se distingue aussi par ses propres groupes de Karkabou , de Baroud , de Sara et autres folklores locaux comme la Hadra .



LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT .



la sauvegarde des « ksours , palmeraies ,oasis » de Taghit et Béni Abbes , par la recherche d’une solution au problème des eaux usées , qui menacent les nappes phréatiques ( éviter les cas connus à El Oued et Ouargla ) .Le traitement de l’eau et sa réutilisation dans l’irrigation ou production des algues , voir la pisciculture permet le maintien des populations sur place . Les populations ainsi rassurées peuvent s’inscrire dans d’autres stratégies de développement tel que le tourisme .


Des tentatives ont été faites par le passé ou l’association « les amis de la Saoura » à sa tête Monsieur Ben Dada , a joué un rôle prépondérant soit dans les études de faisabilité soit dans la recherche des fonds . L’Union Européenne et le PNUD ont répondu favorablement , mais la gestion des projets proprement dite n’a pas donné les résultats escomptés .En effet en ce qui concerne le projet de sauvegarde de la palmeraie de Béni Abbes , géré par l’UE , une évaluation du projet aurait été la bienvenue pour voir l’impact de ce projet sur l’avenir de cette oasis .Il est à rappeler que le mouvement associatif de la ville a été mis à l’écart dans la gestion du projet .

 

Quand au projet du PNUD pour la sauvegarde de la vallée de Tgahit , il a été géré par la DGF (choisie comme agence d’exécution ) , là aussi il faudra attendre l’évaluation de l’impact du projet sur la vie de la palmeraie , le traitement des eaux usées et la protection de la nappe , pour pouvoir mettre en place de nouvelles stratégies pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme .


A l’avenir il faudrait faire confiance aux compétences du mouvement associatif de cette wilaya . La composante humaine de certaines associations renferme des capacités de gestion de niveau supérieur , de plus des règles de gestion claires sont admises et reconnues à travers des textes légaux de la république relatifs aux associations .


Des bailleurs de fonds seront certainement intéressés par la réalisation de tels projets . A partir de ma propre expérience , quand je gérais un projet du PNUD , j’ai eu à organiser à Béchar une méharée pour des bailleurs de fonds pour le « projet routes des ksours du PNUD » .La méharée a vu la participation d’une dizaine d’ambassadeur avec leurs épouses et d’autres cadres d’institutions internationales accréditées en Algérie ( voir les photos : méharée et en route pour le bivouac) .


Aujourd’hui d’autres opportunités se présentent .En effet SONATRACH( qui agit comme une grande entreprise citoyenne ) a mis en adjudication des blocs d’exploration dans la région et certains partenaires ont commencé déjà à travailler sur le territoire de la wilaya ( STATOIL et BG) . La direction HSE de SONATRACH pourrait être la locomotive ( par le biais de son Projet de Management de l’Investissement Social ) qui inciterait ces compagnies à s’associer dans la prise en charge ces projets environnementaux dans le cadre de leur Responsabilité Sociale d’Entreprise .


Une grande entreprise citoyenne comme CEVITAL ( qui dispose d’un cash flow important) pourrait participer à ce genre de projet MM Ghéfari et Tahri ( cadres dirigeants dans cette entreprise) défendront probablement ce choix . Par honnêteté , je témoigne que cette entreprise était intéressée et disposée à participer au projet « route des ksours » .


Il demeure bien entendu que d’autres partenaires seraient sollicités dans le montage financier comme les collectivités locales , universités ( études sous formes de thèses de fin d’études) , ONG (spécialisées) ..etc . Le MIS de la HSE SONATRACH serait le chef de projet , son initiateur et catalyseur des synergies . La protection de l’environnement par la sauvegarde des « ksours oasis » menacées par les eaux usées vise un autre objectif stratégique , qui est la santé . En effet le « risque de voir des foyers de paludisme » serait éloigné .



LES CIRCUITS TOURISTIQUES .


De par sa position géographique , la Saoura s’impose comme un trait d’union entre les zones touristiques de l’Atlas Saharien et le Gourara .


Dans un circuit à thèmes comme la « route des ksours », que nous verrons en détail prochainement , les ksours de la Saoura se trouvent sur la route entre le ksar de Boussemghoun ( Al Bayyedh ) ,Ain Sefra ( Nâama) et ceux du Gourara.


Un circuit pareil et nonobstant sa valeur de découverte du patrimoine matériel et architectural particulier , peut nous faire découvrir d’autres aspects de la richesse spirituelle de la région , son ouverture , son acceptation de l’autre , sa quiétude et surtout sa tolérance.


Nous pouvons suivre à la trace de grands personnages qui ont marqué ces contrées. Sidi Ahmed Tijani et sa « khéloua » dans le ksar de Boussemghoun . Cheikh Bouamama et sa retraite stratégique jusqu’aux ksours de la région d’Aougrout ( wilaya d’Adrar) à travers les ksours du Grand Erg Occidental ( la Saoura) .Sidi Abdelkrim Al Maghili , ce notable et homme pieux de Tlemcen, gendre de Sidi Abderrahmane Ethâalbi , précurseur et fondateur de la première école de droit musulman à Kano ( Nigéria) a traversé la Saoura et le Touat avant de s’installer provisoirement à Tombouctou ( invité de l’Assakia Touré). Le père Charles de Foucault et son itinéraire de Béchar vers El Goléa , à travers la Saoura et le Gourara avant de descendre vers le Hoggar . Isabelle Eberhardt , ses multiples voyages entre Annaba , El Oued , Boussâda , Sidi Bel Abbes , mais surtout sa tragique disparition lors de la crue de l’oued Ain Sefra un 21 octobre 1904 .


Durant ces circuits , nous découvrirons des aspects du patrimoine immatériel de ces régions , des musiques diverses spécifiques à chaque régions , à chaque population voir à chaque ethnie.
Nous « voyagerons allègrement et acoustiquement » entre les Hadrates , la Ferda , le Diwan , le Karkabou , la Sara, le Baroud , le Hidous et surtout le Gnaoui .


Ces voyages peuvent être entrepris diversement , le touriste a l’embarras du choix entre des méharée à travers le Grand Erg Occidental , du trekking , en véhicule , vélo ou moto tout terrain ou faire des combinaisons à son choix . Pour les personnes âgées et désireuse de découvrir la région à bord de leur camping cars , les routes de la Saoura sont les plus belles du Sahara et les plus accueillantes . Sans aucune exception , tous les ksours et toutes les oasis déposent de « lieux de repos » ou il est possible de garer sa caravane , s’approvisionner en eau potable et éventuellement recharger ses batteries .


En conclusion , la Saoura est une zone qui mérite d’avoir sa chance pour devenir un véritable cœur du pôle d’excellence touristique du sud ouest car elle recèle d’énormes potentialités ( naturelles et humaines ) .

à suivre  les routes des ksours


Par al mourabat - Publié dans : touat
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 00:00


( première partie : LE GOURARA )


INTRODUCTION


Le pôle d’excellence sud ouest tel qu’il a été annoncé comporte le Gourara , Adrar et Béchar . Je propose le rajout de trois autres wilayates à savoir Nâama ; Al Bayyedh et Tindouf .Nous reviendrons plus tard sur le pourquoi de ce rajout , lorsque nous aborderons les « circuits à thèmes ».


Le pôle d’excellence touristique sud ouest ( PETSO) sera en réalité « le programme complémentaire pour un développement durable dans ces régions ».En effet toutes les actions de développement entreprises par l’Etat dans ces régions , en fonction de leurs potentialités , spécificités et moyens ne sauraient assurer à elles seules le « décollage économique et social » de ces zones .


Les programmes décidés , que ce soit dans les zones pastorales des hauts plateaux ou oasiennes dans les wilayates de Béchar et Adrar ( bien que cette dernière connait en ce moment un boom gazier et tend à être un future pôle énergétique ) n’arriveront pas à absorber totalement le chômage , car les activités classiques n’occupent pas les populations durant toute l’année , d’où la philosophie première de faire de l’activité touristique une activité complémentaire .


Cette complémentarité vient du fait que la saison touristique (même si elle dure presque six (06) mois dans le Sahara , elle n’en demeure pas moins saisonnière). De plus « les conjonctures et interventions exogènes » signalées précédemment ( voir l’analyse géopolitique et l’interventionnisme des pays émetteurs) n’incitent guère à faire du tourisme Saharien une activité principale qui pousserait au délaissement de l’activité principale à savoir l’agriculture et l’élevage .


Enfin pour promouvoir un projet intégré de développement durable , il est impératif de sauvegarder les activités premières ( agriculture et élevages ) qui « assureraient un rendement acceptable de survie » , l’activité complémentaire qui est le tourisme « serait une activité qui produirait une valeur ajoutée appréciable qui améliorerait le niveau de vie des populations » .La protection du patrimoine matériel et immatériel ,ajoutée au savoir faire agricole et pastoral constitueront le socle qui assurerait l’héritage inter-génération , base vitale et nécessaire pour assurer l’appropriation d’un développement durable dans le temps et l’espace .


LE GOURARA.

 
Géographiquement cette région couvre le territoire de quatre dairates à savoir ( Timimoun , Aougrout , Charouine et Tinnerkouk soit environ plus de soixante dix ksours ) .


C’est une région dont la réputation a dépassé largement les frontières nationales depuis très longtemps , depuis quelques années , elle commence à être la destination préférée d’une clientèle nationale notamment durant les périodes de fin d’années .
Timimoun , capitale du Gourara , la flamboyante comme se plait à la décrire certains amoureux se situe presque au cœur de ce Gourara. Elle est connue pour son ksar , le plus grand de la région avec cette spécificité qu’il est habité jusqu’à nos jours , ce qui lui procure une valeur ajoutée dans la mesure ou certains touristes , pourrait vivre chez l’habitant s’ils le désirent .


Le ksar domine aussi la grande palmeraie , avec ses jardins , ses rigoles « saguiettes » qui assurent une répartition géniale de l’eau ; donc de la survie .Une survie qui dépend de la foggara source d’eau mais qui depuis quelques années encourt un grand danger à savoir celui des eaux usées déversées dans la sebkha , dans des bassins de décantation qui n’arrivent pas à endiguer le danger .


LES ATOUTS DU GOURARA .


La plupart des visiteurs croient que la ville de Timimoun est la seule attraction touristique du Gourara . Si elle en est le cœur , il n’en reste pas moins qu’il faut découvrir le milieu et le corps , sans lesquels ce cœur s’arrêterait de fonctionner.


Le chapelet de ksours qui entoure Timimoun est très riche par ses paysages et spécificités ( les ksours noirs de Aghlad , alors que les autres sont en rouge ocre), il représente un « milieu miniature » de l’éparpillement des ksours du Gourara , soit en bordure , au milieu ou à l’extérieur du grand Erg Occidental .


Les palmeraies , havre de paix et de verdure ou s’exprime quotidiennement le génie et surtout l’abnégation de l’homme , par l’entretien des foggarates , les jardins et les différentes cultures . La découverte de cette technique ancestrale d’adduction de l’eau , sa répartition et l’entretien de la foggara , sont des visites à thèmes attrayantes et hautement culturelles .


Les ksours sont le souvenir vivant du génie de l’homme en matière d’urbanisme en temps de paix et de guerre ( la visite guidée du vieux ksar de Timimoun est une grande aventure dans le monde magnifique de l’architecture ksourienne ) .Les ksours du Gourara sont les ancêtres des « châteaux forts du moyen âge européen » . En effet les écrits arabes sur ces constructions , ramenés en Andalousie au temps des Almoravides , traduit au latin par les « prêtres » au contact des « frères de la pureté » ce grand courant intellectuel musulman andalous , qui organisait des cours itinérants dans les rares universités chrétiennes de l’époque( pour dire que les arabes quand ils gouvernaient le monde ne pratiquaient pas l’embargo technologique , chose confirmée par Umberto Eco dans son roman :le nom de la rose ) .Donc le monumental « technica di archtectura » a constitué l’œuvre de base pour la construction des châteaux forts .


La sauvegarde de ces ksours est fondamentale , il faudrait que l’Etat se réapproprie ces « trésors du patrimoine » , pour les restaurer et les mettre « en location adjudication , avec prise d’actions dans le capital » au profit de sociétés touristiques qui les mettraient en exploitation.


Le Gourara est aussi le réceptacle unique du Ahellil . LE AHELLIL , cette complainte du déraciné et exilé , UNE POPYPHONIE qui semble être l’ancêtre du négro spiritual blues , chargées d’onomatopées et syllabes qui rappellent les différentes étapes de l’évolution de ce chant et ses substrats culturels .Le AHELLIL a été reconnu comme patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO .
Cette richesse patrimoniale constitue un « fond de commerce unique » , qui favorise l’émergence d’un tourisme culturel , haut de gamme et particulier , qu’il faudrait promouvoir en tant que tel par une formation adéquate qui insisterait sur ce facteur .L’apprentissage des langues étrangères ( favorisé par l’université Africaine à Adrar ) serait l’élément de base auquel serait ajouté une « formation spécifique de guide touristique culturel ».


Le tourisme d’aventure et de découverte est une autre forme de tourisme qui peut être encouragée dans le Gourara . Le trek à travers les pistes et dunes , de ksar en ksar ( notamment en période des ziarates , ces fêtes traditionnelles organisées en l’honneur des saints et patrons des ksours) .


Les méharées à travers le Grand Erg Occidental , une « route des ksours » à travers les dunes , vivre au rythme des anciennes caravanes .


Le vélo tout terrain , à travers les pistes carrossable et en dehors , autre découverte sportive du désert , une aventure qui ne détériore pas les décors naturels des dunes et sans pollution .


Le char à voile sur les « hamadates » et le REG sur la plateau du Tadmait , des expéditions « écologiques » à grandes vitesse .
Le parapente ( delta plane ) par-dessus les grandes falaise d’Ighzer dans la commune d’Ouled Said .


La découverte et chasse de « photos aérienne » par les ULM , la proximité de l’aéroport en faciliterait le développement . Le professeur Djilali , premier président de cette fédération est « un grand ami de Timimoun » il y venait opérer bénévolement les malades pauvres.


Les fêtes traditionnelles dont les plus importantes sont le S’bou ( une semaine de jouissances à l’occasion de l’anniversaire du prophète de l’Islam , Mohammed (qssl) ) mais aussi la fête de sidi Othman ( saint patron de la ville de Timimoun ) qui , durant une nuit entière , voit l’organisation de spéctacles de karkabou ( danse de castagnette ) Hadra ( chants mystiques) et le fameux Ahellil.


Les circuits touristiques « utilisant les moyens modernes » de locomotion tels que les motos cross ; les quads et les véhicules 4 X 4 sont d’autres moyens de découvertes et d’aventures qui peuvent attirer un grand nombre de jeunes dans la région.


L’infrastructure de base existante dans le Gourara , constitue un atout majeur pour le développement du tourisme .En effet l’aéroport de Timimoun dispose d’une piste pouvant recevoir des appareils petits , moyens et long courrier . La mise en service de ses capacités de stockage de carburant ouvrirait la voie vers « la possibilité de refueler »pour les vols domestiques mais surtout pour « les potentiels vols qui viendraient dans le cadre de l’open sky , surtout qu’un grand nombre de vols venant de l’Europe vers l’Afrique noire et l’Amérique du Sud , passent à la verticale de Timimoun) .


La restauration du « fort de Tinnerkouk » par la Fondation Déserts du Monde (FDM) , sa transformation en caravansérail et point de départ du projet « les routes des ksours » et ce à l’occasion du premier festival des peuples des déserts du monde , constitue l’atout majeur . La présence de la FDM dans le Gourara est une garantie pour le lancement rapide du projet du pôle , de son accompagnement , sa promotion et la recherche de son prolongement et surtout son insertion dans un schéma global de développement durable intégré par la complémentarité qui serait recherchée avec les autres projets de la FDM dans la région ( projets de protection de l’environnement , de création de zones protégées , revitalisation de la flore et réintroduction de la faune ) .

 
La FDM ferait de la région de Tinnerkouk , un autre « poumon » qui donnerait un peu plus d’air frais au développement du tourisme dans la région du Gourara en particulier et dans le sud ouest en général par « le contact naturel et historique » de cette région avec la région d’Al Bayyedh à travers le Grand Erg Occidental (par les méharées ) et qui serait facilité avec le projet de la future route Tinnerkouk : Al Bayyedh .


LES  FUTURES  PROJETS  AU PROFIT DU POLE D’EXCELLENCE TOURISTIQUE SUD OUEST .

 
La région du Gourara dispose d’un grand potentiel qui gagnerait à être exploité par la réalisation de quelques projets structurants .En ce moment les quatre zones citées dans l’introduction , sont « isolées » entre elles par l’absence de « pistes carrossable » , cette situation fait de Timimoun « un passage obligé et base de repli » après chaque sortie .Les circuits en étoile ,à partir et au retour à Timimoun « encombrent la ville » et favorisent l’augmentation des prix de location , chez le privé , compte tenu des moyens limités des infrastructures hôtelières et les coûts élevés des chambres.
L’ouverture de quelques routes ( pistes carrossables , inscrites en tant que pistes agricoles dans le cadre des Programmes Communaux de Développement ) favoriseraient la création « d’une route des ksours du Gourara) .


• Une piste reliant les ksours du Tinnerkouk vers les ksours de la commune de Ksar Kaddour , à partir du ksar de In Hammou vers Sidi Mansour ou de Oudghag vers Timezlane .


• Une piste reliant les ksours de la commune de Ksar Kaddour vers les ksours de la commune d’Ouled Aissa . Elle partirait du ksar de Tganet vers Taouenza ( à travers le grand Erg Occidental ) car il y a une piste qui va du chef lieu de la commune de Ksar Kaddour vers le ksar de Sémouta dans la commune d’Ouled Said et par laquelle on arrive à la limite de la commune d’Ouled Aissa .


• Une piste reliant les ksours de la commune d’Ouled Said vers les ksours de la commune d’Ouled Aissa .Elle partirait du ksar d’Aghlad vers le ksar Semjane ou Lahmar . Cette piste éviterait aux touristes de repasser par Timimoun et suivre la route goudronnée sur plus de quatre vingt dix kilomètres . L’ouverture de cette piste rendrait le circuit plus attrayant et favoriserait la création de gites dans les ksours traversés.


• Une piste reliant les ksours de la commune d’Ouled Aissa vers les ksours de la commune de Charouine .Elle partirait du ksar de Ouled Aissa vers le ksar d’Ajdir .( elle éviterait de suivre la route goudronnée sur plus de soixante dix kilomètres ) et offrirait un paysage plus interessant aux touristes .


• Une piste reliant les ksours de la commune de Charouine aux ksours de la commune de Talmine .Elle partirait du ksar d’Ajdir vers le ksar de Takhielt . Cette piste s’ajouterait à la route qui relie le ksar de Tebbou ( commune de Charouine ) au ksar de Guettouf ( dans la commune de Talmine ) à travers le grand Erg . A partir de la commune de Talmine ( on est en plein dans le Grand Erg) on peut rejoindre les ksours de la wilaya de Béchar et faire la jonction avec la « route des ksours de la Saoura ) .


• Deux pistes relieraient les ksours de l’Aougrout avec les ksours de Timimoun et Charouine .Elles partiraient toutes les deux du ksar de Ouled Abdessamad ( dans la commune de Deldoul) vers le ksar de Beni Islem ( dans la commune de Charouine ) .La deuxième aboutirait dans le ksar de Tmana ( dans la commune de Timimoun) ainsi la jonction serait faite entre l’Aougrout et les autres dairates du Gourara.


LA REALISATION DES INFRASTRUCTURES D’ACCUEIL .


Il faut reconnaitre que manque de structures d’accueil est un handicap majeur dans la promotion du tourisme saharien . Pour pallier à cette situation nous proposons :



La restauration des ksours devrait se généraliser , récupérer dans le patrimoine public de l’Etat les assiettes des ksours abandonnés , les restaurer ( il y aurait ultérieurement des propositions dans la partie financement des projets ) . Ces ksours restaurés deviendront des petits hôtels qui seraient loués ( par adjudication et prise d’actions ) en faveur de professionnels du tourisme qui seraient chargés de la gestion et de la promotion de ces « ksours hôtels ». Ces infrastructures accueilleront les touristes disposants de revenus appréciables voir plus ou moins riches .


Encourager la réalisation des RIADHS ( comme le future Riadhs de Macine , dans la commune de Timimoun) par la facilitation des procédures d’octroi des assiettes et administrative .Ce genre de structures pourraient être dotés de salles de conférences , car « le tourisme de conférence » est en plein essor . L’organisation de ce genre de rencontres revient moins cher qu’au Nord .Pourquoi ne pas faire de Timimoun une ville de congrès .


Réaliser des Hôtels ( thalasso ) . En effet le vieillissement des populations en Europe constitue un marché important . Les personnes âgées sont vulnérables durant les périodes de froid d’où la recherche de zone ou le climat serait plus clément .La prise en charge médicale en Europe coute cher aux fonds de retraites , l’envoi des « assurés » vers des zones relativement chaudes( le climat du désert en hiver est parfait) reviendrait moins cher .Les caisses de retraite et d’assurances sont riches et peuvent par conséquent participer à la réalisation de ces hôtels ( par la prise d’actions) . Dans ces hôtels , il serait possible de construire de grandes piscines chauffés par l’énergie solaire , elles seraient couvertes ( utiliser le principe des grandes serres « les chapelles » , ce qui réduirait l’utilisation du chauffage et la protègerait des vents de sable qui sont minimes en automne et hiver )


Les terrains de camping seront édifiés dans chaque ksar ( exemple des campings roses des sables à Timimoun et celui de la famille Hanani dans le ksar de Ferraoun dans la commune d’Ouled Said ) , ils seront l’espace privilégié des étudiants et autres touristes disposants de petites bourses. Ces terrains de camping devraient disposer d’un « espace particulier qui pourrait recevoir des touristes en camping car » à savoir la possibilité de brancher l’électricité , vider les sanitaires , des robinets d’eau et surtout des salles d’eau. Le tourisme des camping car devient de plus en plus important , les nouveaux retraités utilisent de plus en plus ce moyen pour voyager à leurs rythmes et prendre le temps pour découvrir .Notre pays dispose d’atouts imbattables pour cela , une infrastructure routière digne des pays développés , un prix de carburant moins cher qu’ailleurs et un niveau de vie abordable pour des petites bourses en devises sans parler de la possibilité de « manger bio dans les ksours et la proximité d’une protection et prise en charge sanitaire de qualité ( qui serait renforcée avec la réalisation de l’hôpital de gériatrie à Adrar ) .


Si je ne parle pas des possibilités des autres régions de la wilaya , c’est parce qu’elles sont multiples et mériteraient un chapitre spécial .

 

Je citerais à titre d’exemple les possibilités offertes ,pour les grands amoureux des espaces vierges, par la traversée du ERG CHECHE et la jonction avec la Mauritanie . Le directeur d’une grande agence de voyage Italienne a dit un jour « jorganise des voyages pour mes clients à travers le monde , mais quand je veux voyager avec de grands amis c’est l’ERG CHECHE que je visite » .C’est un voyage qui nécessite de gros moyens logistiques et ne sa fait qu’en 4 X 4 .Ce voyage peut être culturel s’il aboutit à Chenguiti , la ville des savants et des manuscrits .


La visite du ksar de Tamentit est aussi intéressante par l’histoire qu’elle comporte ainsi que celle du Ksar du Cheikh Abdelkrim Al Maghili .


La traversée du plateau du Tadmait à partir d’Aougrout vers les ksours de Ain Belbel et Matrouen est conseillée , elle offre la possibilité de découvrir le Tdikelt et faire la jonction avec les circuits allant vers le Hoggar et le Tassili à travers l’Immoudir et Garte Al Jnoun .


La traversée du plus « désertique des déserts » le Tanezrouft , à partir de Reggane vous ramène tout droit au Mali dans l’Adrar des Ifoghas ( fief des Touaregs Maliens ) .


Ces circuits feront l’objet d’une étude particulière lorsque le pôle d’excellence touristique sud ouest mettrait en place une stratégie d’extension vers d’autres zonez touristiques saharienne , par la jonction avec des circuits nationaux et internationaux .


( A suivre LA SAOURA )



Par al mourabat - Publié dans : touat
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /2008 00:00

( suite)

LES RESISTANCES DES MARCHES INTERNATIONAUX .

Gérer c’est prévoir , ce principe de gestion ne doit pas être ignoré dans la mise en place de toutes politiques de gestion « des ressources naturelles , génératrices de gros revenus , impliquant une participation étrangère en tant que clientèle et voulant prendre des participations dans la gestion de cette même richesse » .


Le tourisme en général et le tourisme saharien en particulier répondent parfaitement à cette définition . Nonobstant la concurrence féroce que notre marché rencontrera , dans sa promotion , de la part des voisins qui ont su profiter de nos problèmes de sécurité et de déstructuration du système d’exploitation des richesses touristiques .

 

La recherche d’une stratégie régionale de promotion ou de complémentarité , ne doit pas être imaginée en ce moment , puisque la concurrence déloyale bat son plein. L’image de marque de notre pays est bafouée à chaque occasion , surtout à l’étranger , toutes les occasions sont bonnes pour « tirer sur tout Algérien même s’il ne bouge pas » .L’exemple des attentas de Marrakech en 1994 est plus qu’édifiant .

 

La Tunisie voulant attirer vers elle des chances de vols charters , a présenté une demande à l’IATA pour voir un pourcentage de vols venant de l’Europe vers l’Afrique noire et l’Amérique du Sud , survoler son espace aérien au détriment de notre pays . Cette demande a été rejetée car les compagnies choisissent leurs couloirs aériens en fonction d’intérêts économiques et financiers , que le couloir Algérie présente de par sa position géographique .

 
Sur le plan des investissements , plusieurs pays ( Egypte , Maroc , Tunisie , Turquie, …etc) qui ont investi des capitaux énormes depuis longtemps , sont arrivés à une phase de rentabilité maximale , puisque les capitaux de départ ont été amorti , ce qui leur permet de proposer « des prix compétitif imbattables » sur les places boursières du tourisme international , ajoutons à cela une monnaie nationale dévalorisée à l’extrême face aux devises fortes et vous verrez que la clientèle potentielle ne se poserait pas de question quand à sa destination favorite .

 

Tous ces pays ont une politique internationale et régionale , fortement arrimée à la politique des pays émetteurs ( UE) , ce qui leur vaut l’aval et l’encouragement des « faiseurs d’opinions » d’où une influence sur le choix des clients .


La gestion « opaque » des marchés touristiques , sur les places boursières du tourisme international , ne fait que renforcer le doute sur les tenants et aboutissants d’un marché international de l’industrie du tourisme . Les prix proposés par les tours opérators à partir des pays Européens vers des destinations de tourisme (plages- soleil -bronzage ) battent tous les records des prix bas ( tout en considérant la crise des transports aériens ) , pourtant quand les Algérien se présentent dans les même hôtels ( en Tunisie par exemple) les prix proposés sont faramineux , aucune comparaison avec ce qui est proposé à partir de l’Europe , de quoi se poser des questions sur « la gestion de la bourse des voyages » et pourquoi les Algériens ne profiteraient –ils pas des même avantages ?


Comme pour le pétrole , la création de l’OPEP était vue comme une protection des intérêts des pays producteurs , pourvoyeurs de matière première non renouvelable , les pays consommateurs ont crée l’AIE pour les contrer , la demande a réglé le marché de l’offre , sa valeur , son importance et depuis l’avènement de la globalisation et le retour de la nouvelle valorisation de cette richesse , les consommateurs veulent avoir accès au capital , prendre des actions ( au nom du sacro saint principe de l’ouverture de tous les marchés) et tous les stratagèmes sont bons ( jusqu’à la déstabilisation médiatique voir armée) .Cette politique cherche non seulement à s’accaparer de toutes les richesses ( comportement post colonial) mais surtout à vouloir contrôler les sources de financement des pays émergeants et les confiner dans un sous développement permanent .


L’industrie des loisirs n’échappe pas à ce principe , le marché émetteur est contrôlé , par des « sociétés de financement , des groupes de médias, des faiseurs d’opinions ) qui sont fortement liés aux « centres de décisions politiques » .les millions de touristes , sont autant de sources d’argent que l’on doit contrôler , pour servir notre politique , ceci est le principe qui régit la politique des pays émetteurs .


La ligne qui sépare la gestion de « ce capital permanent énorme » et la « possibilité de nuire aux autres » est plus que visible .L’analyse de l’histoire du rallye Paris –Dakar avec notre pays est significative.


Pour se faire une réputation internationale , les organisateurs avaient besoins d’un thème porteur : « le Sahara Algérien » , de plus la logistique pouvait suivre facilement puisque notre pays est doté d’une infrastructure de base plus que satisfaisante .Les prix de carburants et autres prestations de services étaient à bas prix , ce qui ne faisait que croitre les bénéfices des organisateurs .Lorsque le pays d’origine des organisateurs , la France en l’occurrence , a voulu nuire à l’image de marque de notre pays , le rallye a quitté notre pays , il aurait pu le faire en silence , mais il fallait qu’il morde la main nourricière . Une compagne de dénigrement s’en est suivie et elle s’est croisée avec l’appel du quai d’Orsay, en direction des Français pour quitter le pays . La COFACE a suivi et la pression s’est accentuée . Nous vivons un remake dramatique avec la Mauritanie en ce moment .


Le Niger a connu la même mésaventure lors d’une autre édition du rallye , Une soit disant menace aurait pesé sur le rallye , suite à des photos satellite montrant une caravane ( des princes du golfe chassant l’outarde) , le rallye a annulé l’étape Nigérienne avec toutes les conséquences négative aux résultats néfastes sur l’image de marque de ce pays( sécuritaire , financières et politique ) comme par hasard ce pays voulait renégocier à l’époque les privilèges accordés à une société Française dans l’exploitation de l’uranium.


L’organisation des grandes compétitions sportives ( coupe du monde et jeux olympiques) sont aussi des formes de financements de développement par le tourisme de loisirs .De grands capitaux et des bénéfices nets énormes sont en jeu . Est-ce pour cela que la coupe du monde et les jeux olympiques n’ont jamais été organisé dans des pays pauvres ? Il ne faut pas donner de chance à ces pays de disposer de grands capitaux pour financer leurs développements . A l’exception de quelques pays d’Amérique latines ( la première coupe du monde ayant vu le jour sur ce continent , on ne pouvait donc l’occulter) .


Ces deux manifestations constituent une source de financement importante ( plusieurs fois le PNB national du pays organisateur s’il est du tiers monde),elles dépendent des décisions politiques des principaux pays émetteurs , d’où le choix des pays organisateurs , il a fallu que la chine devienne un géant économique , mais surtout un pays ou les grandes firmes occidentales sont venues se délocaliser , pour lui permettre d’avoir le privilège d’organiser les jeux olympiques .

 

Les jeux olympiques de Moscou ont été boycottés par l’occident , non pas pour des soit disant problèmes de démocratie ou de droits de l’homme mais pour empêcher l’arrivée d’une manne financière qui servirait le régime soviétique .Pour preuve plus de vingt années plus tard, l’occident avec les USA en tête ont « construit, couvert et géré des goulags dans l’union Européenne »dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ou tous les prisonniers avaient un dénominateur commun : musulmans. Idem pour la coupe du monde , il a fallu plus d’un demi siècle pour « casser le monopole des pays Européens et des dictatures Sud Américaines » pour voir l’organisation se déplacer ailleurs et ce n’est pas fini .

 

Les USA , l’un des derniers pays ou le football voit le jour , s’est vu octroyer l’organisation d’une coupe du monde avant l’Afrique . Des pays asiatiques l’ont organisée avant , mais même dans ce cas , il ne fallait pas que la manne profite « à un seul petit dragon » il fallait la partager entre le Japon et la Corée , et ce dans le but de retarder la suprématie d’un hypothétique cœur économique dans le pacifique .Quand à l’Afrique , la première organisation ira à la RSA ( encore un pays ou l’organisation profitera au capital occidental , dans la mesure ou l’économie est toujours entre les mains de la minorité blanche ) , pourtant des pays comme l’Egypte , le Maroc ou la Tunisie disposent d’infrastructures hôtelières et sportives suffisantes pour pouvoir organiser de telles compétitions .


Je voulais attirer l’attention sur ce côté de l’industrie des loisirs , pour engager un débat ouvert à toutes les propositions et montrer que le tourisme n’est pas uniquement une affaire d’investissement et d’atouts naturels mais aussi d’autres éléments dont il faudrait en tenir compte. La meilleure solution consisterait à construire une politique touristique qui tienne compte de tous les tenants et aboutissants . Dans cet ordre d’idée , il faudrait que notre politique touristique réponde à la demande d’une clientèle nationale en premier lieu et en mettant de notre côté tous les atouts pour attirer une clientèle étrangère , sans trop de concessions .

(à suivre ) le Gourara et la Saoura : coeurs  du pôle  d'excellence touristique  du  sud  ouest

Par al mourabat - Publié dans : touat
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /2008 00:00

( suite )

LE TOURISME SAHARIEN : PHILOSOPHIE ET POTENTIELS

Le tourisme saharien est un phénomène de société qui ne cesse de croitre , de poser des questions et alimenter des polémiques .En effet de plus en plus de tour opérators vendent des destinations de rêve dans le Sahara , son introduction voir son installation comme produit de luxe dans l’industrie des loisirs est plus que confirmée mais cela pose la question de l’équilibre entre la protection et l’exploitation des biodiversités fragiles qui composent les déserts .

 Cette « guerre d’intérêts à travers des argumentations » que se livrent les protecteurs de la biodiversités et les adeptes du « développement durables des communautés vivants dans ces systèmes »ne laisse personne indifférent . C’est à ces questions, que notre contribution d’aujourd’hui , tentera de répondre.
LA PHILOSOPHIE DU TOURISME SAHARIEN .


La notion de « musé naturel à ciel ouvert » ou « patrimoine de l’humanité , ouvert » sont les termes qui présentent le tourisme saharien . Ceci sous entend une connaissance approfondie du Sahara et devrait engendrer le respect de sa nature et de ses habitants . Cette connaissance provoque le désir légitime de le faire découvrir par ceux que l’on aime et aussi la volonté de vouloir le protéger. Dans les deux cas il y a risque d’influence sur le milieu et sur les populations , sans parler du fait d’en vouloir faire commerce .


La notion de « patrimoine » recouvre la notion « d’héritage » , elle induit le concept de « musée »d’où le principe de « conservation » , ceci est acceptable et compréhensible pour le patrimoine artistique , pictural ou même architectural .Cela est-il possible quand il s’agit d’une région ou d’une sous région ? ou un sub -continent ?


Dans cette optique , si le Sahara est considéré comme « un musée naturel » il faudrait voir son sol , son sous sol , ses paysages , ses vestiges préhistoriques comme des éléments menacés qu’il faut protéger de toutes perturbations . En effet le musée renferme des « biens culturels » et non « des biens consommables » d’où la nécessité préalable « à mettre en place des dispositifs de protections adéquats et performants ».


Le courant qui considère que culture et consommation , dans l’industrie des loisirs , comme un « processus viable et compétitif » , ne semble pas être sur la bonne voie , car cela représente une menace pour la conservation du patrimoine .En effet on détruit ce que l’on consomme . Le développement du tourisme extensif et intensif du Sahara finira par détruire les équilibres fragiles et les « informations scientifiques » qu’il englobe. L’immensité du Sahara ne pourrait le protéger de ce phénomène.


Cela nous ramène à l’éternelle question de l’impact de l’homme sur la nature , les populations autochtones « vivent du ,et dans le Sahara » alors que les touristes « visitent la nature, la consomment , la détruisent et vivent ailleurs dans leurs villes »
Le tourisme saharien est une activité spécifique et paradoxale à la fois :


• il se distingue par un milieu naturel immense et fragile , avec une faune et une flore en voie d’extinction et des richesses « eau et bois surtout » majoritairement non renouvelable .


• Des populations ( oasiennes et pastorales ) peu nombreuses , éparpillées avec une activité traditionnelle agro pastorales et commerçantes , elles courent de grands risques de non adaptation , face à une planification artificielle qui ne tiendrait pas compte des spécificités de chacune d’elles.


• Un richesse de patrimoine unique au monde mais souvent facilement accessible car se trouvant à la surface du sol d’où l’impossibilité pratique de la préserver , sans parler du fait de leur « extension sur des territoires immenses ».


• L pression toujours croissante des visiteurs sur des circuits et sites spécifiques .Les expéditions « hors pistes » fortement demandées et en nombre croissant et le risque de pillage qui en découle.

 
• Le tourisme saharien comme adjuvant du développement durable pour les pays riverains du Sahara ( initiative du tourisme de solidarité dans le cadre du « commerce équitable » )


Dans le cas de notre pays , il faut reconnaitre que les analyses actuelles convergent vers le résultat qui met le tourisme saharien en deuxième position par rapport au tourisme balnéaire « celui des plages » .En effet la plupart des projets exposés visent l’investissement sur la côte ( pour des raisons objectives , exposées dans notre première partie « analyse géopolitique », , elles concernent la vision des investisseurs du golfe qui sont majoritaires , mais aussi la tendance dans les pays émetteurs « période des grands congés d’été »)
Cependant le tourisme saharien dispose d’autres atouts .

 
LE POTENTIEL DU TOURISME SAHARIEN .


Depuis plusieurs années le tourisme saharien est devenu « une cible et une destination » de l’industrie des loisirs .Elle représente donc une manne financière non négligeable pour les pays destinataires .

Depuis plusieurs années le tourisme saharien est devenu « une cible et une destination » de l’industrie des loisirs .Elle représente donc une manne financière non négligeable pour les pays destinataires .

 
L’hyper mécanisation des sociétés occidentales , mais aussi dans les métropoles et villes de notre pays , font que les « touristes » cherchent un endroit pour se ressourcer et décompresser . Le Sahara offre ce « sentiment de refuge » .


La vente du « produit Sahara » se base sur ce sentiment de fantasmes , de frustrations en réaction au conformisme ambiant des sociétés émettrices de touristes ( congé payé –plage et étude du rapport prix –services offerts).


L’importance du « tourisme saharien » est visible dans la crise qu’a connu notre pays au début des années quatre vingt dix .En effet au moment même ou le nombre de visiteurs de notre Sahara diminuait , de grands investissements voyaient le jour chez nos voisins ( Tunisiens et Marocains ) .Il fallait « prendre » la part de marché Algérien , c’est ainsi que des régions comme Tozeur et Marrakech ont connu un boom touristique considérable ,soutenu incontestablement par des capitaux mais aussi un savoir faire performent .


L’évolution du tourisme saharien dans ces deux pays a connu « un nouvel adjuvant » dans l’industrie du cinéma , la région de Matmata (en Tunisie) a vu le tournage du film « Dunes » alors que la région de Ouarzazate ( au Maroc) est en passe de devenir le « nouveau Hollywood du Maghreb ». Cependant l’exigüité du « Sahara Tunisien » et la monotonie du « Sahara Marocain » ont poussé certains tours opérators à convoiter le « Sahara Algérien » par des circuits transnationaux , avec des incursions en Algérie , ils visaient en quelques sortes de faire de notre Sahara « un produit annexe de leurs tourisme saharien ,un appendice » .Ce risque potentiel est toujours possible avec l’avènement des « open skys » . Notons aussi que les accords signés dans le cadre de l’UMA , permettent aux tours opérators de chaque pays d’avoir des activités dans chaque pays de l’Union .


Quoique l’on dise , le potentiel touristique du Sahara Algérien est unique , il se caractérise par son immensité et surtout sa diversité .Nous pouvons parler de SAHARAS , au pluriel dans notre pays .Il y a le Sahara du Hoggar et du Tassili , musées à ciel ouvert , déserts à paysages naturels multiples , déserts minéraux , ou il est possible de lancer des « circuits archéologiques et surtout géologiques , qui cibleraient les universités et instituts de recherches notamment leurs budgets d’études et de recherches ».


Il y a les déserts humains , habités qui sont ceux du Touat , Gourara , Tidikelt et de la Saoura , avec leurs richesses culturelles matérielles et immatérielles « la musique du Ahellil a été reconnue comme patrimoine universel immatériel » , architecturales « les ksours et le style néo soudanais » , les oasis « leurs sites spécifiques sont un exemple de choix urbanistiques uniques , les foggarates , technique ancestrale d’adduction de l’eau , d’irrigation et de lavage des sols », les manuscrits « mémoires et arts de calligraphies » , le soufisme « tourisme religieux qui mettrait en valeur des personnages qui ont marqué le Sahara et son histoire : sidi Ahmed Tijani ,Abdelkrim Al Maghili , Charles de Foucault » , des hommes de culture et de savoir « Ibn Batouta , Al Ouazzani plus connu sous le nom de Léon l’Africain , Dinet , Isabelle Eberhardt , Aurélie Picard …etc » .


Le M’zab , son organisation sociale ancestrale , « son cours de gestion participative et sa bonne gouvernance communautaire » , « sa leçon d’architecture » selon l’expression connue .
Les oasis parsemées selon le choix des populations , à travers les grands Ergs Oriental et Occidental .Les villes d’El Oued et El Goléa en seraient les meilleurs exemples .


Les multiples portes du déserts Laghouat , Boussaâda , Djelfa, Nâama ; El Bayyedh avec leurs histoires et monuments sans parler du mode de vie spécifique des « arabes des hauts plateaux »
Toutes ces caractéristiques et spécificités uniques font que « les Saharas Algériens » constituent :


• Une destination « haut de gamme » pouvant drainer des foules.

 
• Une destination à la carte , l’immensité est un élément positif , car « le client s’il est bien pris en charge » serait tenté de visiter les différents Saharas d’où la possibilité et le challenge de le « fidéliser ».


• Le produit touristique « culturel et scientifique » serait basé sur un savant dosage entre (le plaisir de yeux) par la vue et découvertes des paysages et ( le plaisir de l’esprit) par les connaissances prodiguées .


• Le tourisme thématique peut être vendu à travers toutes l’Europe , si comme l’a dit Kateb Yacine « la langue Française est un butin de guerre » l’histoire et le passage de certaines figures Européennes qui sont passées par le Sahara « peuvent être aussi des butins de guerres à fructifier » par la proposition de circuits culturels sur les traces de grands personnages ( littérature , religion , peinture , architecture , mysticisme)


• Une coopération et des conventions avec des universités , qui viserait les « budgets de recherches » pour des étudiants en fin d’études , qui deviendront les « publicistes dans leurs milieux et familles pour la destination « Saharas Algériens »


• En plus du fait que « les Saharas Algériens » constituent à eux seuls « une multitudes de destinations et de produits » leurs positions géographiques leur donne la possibilité d’être le point de départ vers d’autres déserts limitrophes .Il y a la possibilité de proposer, à partir de l’Algérie, des circuits culturels transnationaux ( Tassili – Libye « sur les traces du géologue , découvreur du pétrole Conrad Killian » / Tassili – Ténéré – Tibesti « à la découverte des fleuves souterrains du Sahara, l’oued de Taffassasset » / Hoggar – Niger Mali / Tanezrouft – Adrar des Ifoghas « les routes du sel » /Erg Chache – désert Mauritanien/ Adrar –Chenguiti – Tombouctou « circuit des villes savantes et des manuscrits ») ;


• Le projet « routes des ksours »(projet entre l’UNESCO et dix pays qui ont le Sahara en commun ) dans lequel l’Algérie a été choisie comme pays pilote , le PNUD agence de suivi du projet en Algérie et le Ministère de l’intérieur comme agence d’exécution) .Il représente une occasion prompte à exploiter non seulement pour développer le tourisme culturel et écologique avec une philosophie de création d’emplois mais aussi dans sa phase de choix de personnages historiques ( côté culturel) qui seraient « des personnes ressources pour transférer le projet vers les autres pays » .En effet de grands personnages Algériens ou ayant transités par l’Algérie peuvent être des adjuvants pour créer des circuits transnationaux et avoir des conséquences multiples même sur le plan de la sécurité nationale .

( à suivre : les résistances des marchés émetteurs )


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