ADRAR
LE NOUVEAU DECOUPAGE ADMINISTRATIF : PROPOSITIONS ET PERSPECTIVES
Depuis les annonces successives sur le nouveau découpage administratif , « les espoirs les plus fous » se font entendre à travers plusieurs régions du pays et ce malgré les explications , plusieurs fois rappelées par Monsieur le Ministre d’état Ministre de l’intérieur et des collectivités locales , sur les conditions et modalités retenues pour les promotions de certaines régions en wilaya . Une explication de taille a même été rajoutée sur la méthode qui sera suivie , à savoir la promotion provisoire en « wilaya déléguée » afin de permettre un passage en douceur mais surtout pratique et organisée vers une wilaya qui serait , humainement gérable , socialement viable et économiquement performante .
Ce processus pratique sous entend ( c’est une interprétation personnelle ), un travail de fond de la part des « nouveaux walis délégués » qui seront évalués selon « un contrat de performance et une obligation de résultats » en fonctions des objectifs assignés par les plus hautes autorités du pays et le programme du gouvernement .
Les différentes formations auxquelles les différents cadres des collectivités locales , ont eu droit , sont un investissement de la part des responsables de l’état dans les ressources humaines ( une preuve supplémentaire s’il le fallait pour faire taire les voix discordantes qui tentent de faire douter des intérêts accordés par l’état à la formation continue et la gestion de cette richesse ) .
cet investissement devrait apporter ces fruits et les cours administrés devront trouver une pratique sur le terrain , pour rendre l’administration plus performante , plus proche de l’administré , plus entreprenante économiquement , associer , par l’adhésion tous les acteurs de la société dans l’édification d’un état de droit , d’une légalité sans faille et un développement humain durable qui serait l’objectif de la somme des efforts de tous .
Les propositions qui suivront , sont une modeste contribution à la réflexion générale , à laquelle les différents cadres à différents niveaux , sont appelés à participer . La quintessence de l’expérience de chacun est un simple élément dans la construction de l’édifice . Ils demeurent , en tant que tels , subordonnés à l’appréciation des autorités supérieures du pays .
En général les cadres ont suivis un cursus à la base duquel les examens ( écrits ou oraux) ont constitués un moment fort et crucial qui leur permet de prouver leurs compétences et aptitudes à exposer une situation , en faire l’étude , l’analyser et proposer des solutions .
Ne serait-il pas possible de permettre aux cadres de participer à des examens écrits et oraux ? Ces examens porteront sur les « propositions que feront les futures walis délégués » pour les wilayates déléguées qu’ils auront à gérer . Leurs études , analyses , solutions préconisées et calendrier d’exécution , quand elles concordent avec les objectifs tracés par les autorités supérieures du pays , seront considérés comme « un cahier des charges » , que le candidat est tenu d’exécuter ,avec un contrat de performance et obligation de résultats et seraient à la base de son évaluation.
Il est clair que le choix des candidats reste du domaine exclusif des autorités ayant le pouvoir de propositions et de nomination , cela va de soi .
En relisant tous les discours , orientations , directives et la philosophie globale de la vision des autorités supérieure du pays , il apparaît que le profil voulu des gestionnaires des collectivités locales , en fonction de la conjoncture et des objectifs globaux assignés , est un cadre qui serait :
*un sociologue sachant lire et écouter pour mieux anticiper sur les attentes des populations dont il a la charge d’administrer .
*Un psychologue sachant faire adhérer toutes les forces vives et toutes les franges de la population , sans exclusives aucune , pour que celles-ci deviennent des partenaires responsables et à part entière dans le développement de la société .
*Un catalyseur des forces vives et un promoteur socio économique dans le but de créer toutes les conditions favorables pour un développement durable .
*Un légaliste qui applique la loi dans son esprit et sa lettre , qui est conscient qu’il porte l’honneur de servir l’état et celui de représenter des institutions pérennes , et une hiérarchie honorable .
*Enfin être modeste dans l’exercice de ses fonctions et ne se voir qu’en tant que serviteur de l’état , recherchant toujours l’apprentissage et la performance , l’adhésion de la population et son appropriation de toutes les actions de l’état .
En ce qui concerne la wilaya d’Adrar je ferais deux propositions pour des wilayates déléguées et ce en fonction des conditions posées par les pouvoirs publics .
· Borj Baji Mokhtar : une wilaya déléguée frontalière et pour des raisons sécuritaires .
· Timimoun : chef lieu du Gourara , une wilaya déléguée agricole et touristique .