BORJ BAJI MOKHTAR WILAYA
CONSIDERATIONS INTERNE DE SECURITE NATIONALE
LES IMPACTS SUR L’ ALGERIE .
Dans le contexte exposé ci-dessus , il apparaît que la menace sécuritaire aux frontières peut s’articuler , voir s’appuyer sur des phénomènes multiples , qui ont pour théâtre la bande frontalière .
LE TRAFIC DE DROGUE .
La marchandise est convoyée jusqu’au limites du « mur du Sahara » , elle est prise en charge vers
Ce trafic a servi pour l’achat des armes pour les terroristes Algériens. Même si la destination de ces trafics est le moyen orient , les gains générés sur le passage profitent à des groupes reliés directement avec les groupes terroristes qui gravitent dans ces zones , qui les escortent et assurent leurs sécurités . La presse nationale ( la samedi 21 juin 2008) a fait écho d’ un trafic d’armes de poing , sous la forme de jouets pour enfants . Ces armes provenaient d’Egypte . Ce la donne une preuve supplémentaire que le trafic est supranational et transfrontalier , c’est aussi la preuve de la connexion entre les trafiquants de drogue ( nationaux et étrangers du sud , avec d’autres trafiquants d’armes du nord du pays ).
D’ autres réseaux de trafic de drogue ravitaillent les wilayates des hauts plateaux , toujours en provenance du Maroc . Ces réseaux ne passent pas par notre wilaya , ils passent dans les wilayates de Nâama , El Bayyedh et se dirigent vers la frontière Est du pays pour gagner
LE TRAFIC DE CIGARETTES .
Les procès successifs menés contre les grandes compagnies de cigarettes , surtout aux USA , avec leurs cohortes de dommages et intérêts , payés pour les victimes atteintes de cancer survenus suite au tabagisme a fait que bon nombre de ces compagnies transfèrent une grande partie de leur production hors USA ( ce qui explique l’augmentation des bénéfices des compagnies malgré la diminution « officielle » des ventes aux USA .
Les campagnes contre le tabagisme ont aussi influé sur les comportements des consommateurs en occident ( le dernier rapport de la commission Européenne démontre une nette baisse dans la consommation de cigarette ) . Les grandes compagnies ont investi dans de grandes plantations de tabac qu’ils doivent amortir rapidement avec des bénéfices consistants .
Les pertes sèches dues au payements des amendes de procès, doivent aussi être remboursées , par les compagnies de production de cigarettes .
Cette conjugaison de circonstances a fait que la recherche de nouveaux marchés s’imposait . Il ne faut pas croire que la contrebande de cigarette est un phénomène criminel nouveau , dans les années soixante dix et bien avant , la maffia Italienne trafiquait dans cette marchandise à partir des USA vers le bassin Méditerranéen . C’est ce trafic de cigarettes qui a donné des idées aux trafiquants de drogue qui ont sévit par la suite ( connexion d’intérêts et gains supplémentaires faciles )
La croissance de surveillance des frontières maritimes Européenne ( pour des raisons d’impôts) a obligé les trafiquants de changer de destination et c’est vers les côtes Africaines que ce trafic s’est dirigé , notamment vers le Nigeria , le Libéria et le Sierra Léone . Les côtes Nigérianes sont habitées par les tribus Ibos , chrétiennes , vivant sur les champs pétrolifères du delta du Niger mais ne tirent pas de gros profit , ayant fait une tentative de sécession ( la guerre du Biafra durant la fin des années soixante ) , ils ont gardés leurs armes et les autorités du pays leur laissent ce moyen de subsistance ( les mêmes causes entraînent les mêmes effets au Nord du Mali ) . Le Libéria et le Sierra Leone ont connu une période d’instabilité politique et de guerre civile pour le contrôle des mines diamantifères (suscitée par le service secret Israélien) . Cette instabilité politique a facilité le trafic sur les côtes et les ports maritime.
L’arrivée en Algérie se faisait par la frontière sud , dans la région de Borj Baji Mokhtar .
LE TRAFIC D’ARMES .
C’est le plus dangereux des trafics car il menace directement la sécurité Nationale. Il a des ramifications dangereuse, non seulement parce qu’elles sont à nos frontières mais parce qu’il met en scène des puissances étrangères hors zone ( les vendeurs et pourvoyeurs d’armes) .
C’est le butin gagné par les deux précédents trafics qui finance ce dernier . Sa stratégie consiste à mettre en réseau différents trafiquants au service des terroristes ( ceux sont ces derniers qui ont la main haute et l’autorité suprême sur les autres , ce qui renforce leurs pouvoirs ).
La fermeture des frontières Ouest et la vigilance des services de sécurité a permis de rendre étanche cette frontière , même si à un moment le royaume Chérifien a permis le passage d’armes pour les terroristes Algériens durant les périodes difficiles que nous avons vécus .
Les groupes terroristes ayant trouvés dans le Nord Mali une zone de repli calme et sécurisée ( on parle d’un accord tacite de non agression entre le gouvernement Malien et le GSPC ). Les terroristes peuvent à leur aise négocier , acheter et stocker des armes . Ils attendront le moment propice pour un transfert vers l’Algérie .
L’EMIGRATION CLANDESTINE
La position géographique de la wilaya d’Adrar la met naturellement sur la « route de l’émigration clandestine de l’Afrique noire vers l’Europe » . En effet cette route ne fait que suivre les anciennes pistes commerciales qui allaient de l’Afrique noire vers l’Afrique du Nord .
L’existence d’une infrastructure fiable , sécurisée et à bon marché a permis de développer le déplacement des émigrants . En effet l’effort consenti par l’Etat Algérien en matière d’infrastructure dans le cadre de développement des régions du Sud , dans une noble vision d’équilibre régional , ainsi que la mise en place des bases favorisants les échanges entre le Sud et le Nord de notre pays , mais aussi l’engagement permanent de notre pays dans la voie d’un nouvel ordre économique mondial donnant la priorité aux échanges Sud - Sud . Cette vision des planificateurs Algériens des années soixante dix avaient pour objectif de rentabiliser les infrastructures portuaires du Nord qui deviendraient le poumon des échanges économiques des pays enclavés comme le Mali , le Niger et même le Tchad .
Hélas , l’évolution des conditions économiques de ces pays ,conjuguées aux cataclysme naturels , comme la sécheresse et ceux provoqués par les hommes , comme les crises politiques , ont pervertis ce programme et ces infrastructures . Le résultat a été un effet d’aspiration de l’émigration clandestine vers notre pays . Cette analyse est valable pour expliquer le phénomène de l’exode rural interne dans notre pays .
La grande sécheresse qui a frappé lé Sahel au début des années soixante dix a été un grand cataclysme pour la région . Plus de quatre vingt pour cent du capital cheptel a été décimé , la famine a poussé des milliers d’individus à se réfugier dans notre pays . Comme à son habitude l’Algérie a pris ses responsabilité de coreligionnaire, voisin et ami . Elle a reçu sur son territoire bon nombre de ces réfugiés .
L’EMIGRATION ECONOMIQUE D’ORIGINE POLITIQUE
Les autres formes d’émigrations clandestines menacent la sécurité nationale . En effet elles peuvent être massive , au début des années quatre vingt dix , dans les wilayates du grand Sud , nous avons pu constater l’arrivée et l’installation de plusieurs milliers d’émigrants venus de l’Afrique Sub- Saharienne . Il y avait plus de quarante nationalités différentes recensée dans la wilaya de Tamanrasset .
La conjoncture de l’époque était très favorable , des guerres civiles au Nord Mali et au Nord Niger , au Libéria , au Sierra Léone , dans les deux Congo , au Rwanda , des problèmes économiques au Nigeria , au Ghana et au Cameroun …etc .
Cette vague massive aurait pu influer sur la composante ethnique de ces wilayates ( Tamanrasset surtout ) . Elle a ramené avec elle des fléaux sociaux inconnus comme le trafic des drogues dures ( cocaïne et héroïne surtout les émigrants des pays anglophones ) . Les maladies sexuellement transmissibles , la prostitution clandestine et tous les dangers qu’elle fait planer sur les populations locales .
A cette époque ( années 90) tous ces ingrédients rajoutés à la crise sécuritaire interne , aux conditions économiques très dures , cet embargo non déclaré sur notre pays , militaient en faveur d’une intervention étrangère . En effet sous l’impulsion de
La facilité procurée par les conditions géographique et économiques , citées ci dessus ne suffisent pas à elles seules d’expliquer l’attrait qu’offre notre pays pour les émigrants clandestins . Il faut remarquer ici que même le vide juridique en la matière y est pour quelque chose . Ce vide juridique rend la mission des services de sécurité plus difficiles , car ils ne peuvent que constater , contrôler les papiers et regrouper les contrevenants pour les raccompagner aux frontières .
Même cette procédure est devenue caduque par le fait que les pays voisins refusent de recevoir ces émigrants quand ils sont renvoyés par le poste frontière d’arrivée d’ou un problème d’éthique et de conscience .
Par son immensité ( 1/5 du territoire national ) les frontières de notre wilaya sont difficilement incontrôlables , l’augmentation des effectifs des gardes frontières , aura un effet persuasif et une mission de combattre les réseaux de « passeurs » .
L’intérêt porté par les agences et institutions internationales au problème de l’émigration clandestine n’est pas innocent . Nous ne reviendrons pas ici sur les responsabilités de l’occident dans l’appauvrissement de l’Afrique ni sur sa responsabilité post coloniale qui a ruiné ces pays dont les résultats sont visibles au Zaire , Côte d’Ivoire , Sénégal , Tchad ..etc . Le fait même de fermer les frontières et jeter la responsabilité sur les pays du Sud en leur demandant de garder les frontières de l’Europe est une fuite de responsabilité mais aussi un moyen de piéger ces pays de la rive Sud de